Teodor de Wyzewa

 

 

M. Stéphane Mallarmé

 

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Texte zur Theorie und Rezeption des Symbolismus
Texte zur Mallarmé-Rezeption

 

Le renom de M. Mallarmé est universel. En Angleterre, en Italie, en Pologne, aux Etats-Unis, d'excellents critiques se sont employés à le glorifier. C'est lui que s'empressent d'aller voir, sitôt arrivés à Paris, les jeunes touristes étrangers, comme autrefois Victor Hugo. Les directeurs des journaux de province, consultés récemment sur leurs goûts littéraires, l'ont nommé parmi les quelques écrivains qu'ils aimeraient à voir figurer dans une Académie idéale. S'il n'est déjà le plus connu de nos poètes, je ne doute pas qu'il le devienne bientôt.

Beaucoup, en vérité, le connaissent sans avoir lu ses vers: mais c'est qu'on ne lit plus aujourd'hui les vers de personne. Et il est vrai que beaucoup se le représentent volontiers comme un être fabuleux, tout différent du commun de l'humanité: mais n'est-ce pas justement de cette façon-là qu'il convient de se représenter un poète?

Lui, cependant, il oppose à la gloire le même sourire doux et fier qu'il opposait jadis aux railleries: faciles, mesquines railleries, aucun artiste peut-être n'en eut davantage à subir. C'est que M. Mallarmé est un sage. Ni les railleries, ni la gloire n'atteignent jusqu'à la tour de diamant où il se tient enfermé; et jamais la réalité des choses ne lui a paru assez réelle pour le troubler dans la contemplation de la réalité supérieure qu'il a conscience de porter en lui.

Il a voulu seulement donner à ses admirateurs une occasion de le lire. Il s'est enfin décidé à publier une édition populaire de ses poèmes en vers et en prose, restés jusqu'ici épars dans de lointaines revues, ou réunis en de coûteux recueils à petit nombre. L'édition nouvelle n'est, à dire vrai, qu'une anthologie, ou, suivant la charmante expression de M. Mallarmé, un florilège; mais les fleurs qu'on y a choisies suffisent à former un bouquet précieux et rare, et je ne me lasse pas d'en respirer le parfum. J'y ai trouvé notamment plusieurs des poèmes de la première manière de M. Mallarmé, qui, pour être clairs à souhait et d'un style tout classique, ne m'en semblent pas moins les plus nobles, passionnés et harmonieux poèmes qu'on ait écrits depuis Lamartine.

J'y ai trouvé aussi plusieurs des poèmes de la seconde manière. Ce sont ceux-là qui ont valu naguère à M. Mallarmé tant de blâmes et d'ironies, ce sont eux qui lui valent sa renommée d'aujourd'hui. J'ai eu l'honneur d'être parmi les plus ardents à les admirer, jadis, en un temps où l'on était encore à peu près unanime à les juger ridicules. Avec quelle émotion je les ai relus! Combien de vieux souvenirs ils m'ont rappelés, et de vieux rêves! Comme il m'a été difficile de faire librement à leur sujet mon examen de conscience, et de distinguer mon impression présente d'avec mes chères impressions d'autrefois!

 

*   *   *

 

C'est Fontenelle, je crois, qui disait: "J'étais très jeune encore lorsque j'ai appris la philosophie, mais déjà je commençais à n'y pas comprendre grand'chose." Tout autre est ma situation vis-à- vis des poèmes de la seconde manière de M. Mallarmé. J'étais très jeune encore lorsque je les ai connus: mais tout de suite je les ai compris: et il n'y en a pas de si obscur que je n'eusse été en état d'interpréter. A travers les broussailles de leurs tropes, je me mouvais avec autant d'aisance que doivent se mouvoir les hellénistes à travers les ténèbres de Pindare.

Un jour que, me trouvant échoué sans ressources dans une petite ville d'Allemagne, je songeais à adopter un métier qui me permît de vivre, il me parut que l'expédient le plus pratique serait d'ouvrir un bureau pour l'explication complète et garantie des œuvres de M. Mallarmé. Et peut-être, la clientèle me venant, aurais-je fait fortune à ce métier; car je comprenais vraiment à vue d'œil, et pouvais traduire sans embarras les passages les plus difficiles. Je devinais le sens de toutes les inversions, de toutes les parenthèses, voire même du mot ptyx

Aboli bibelot d'inanité sonore,

c'est-à-dire mot purement euphonique et dépourvu de tout sens.

Hélas! c'est encore un métier qui, aujourd'hui, dépasserait mes forces! Car je dois bien avouer que je ne comprends plus avec la même précision littérale ces beaux poèmes de M. Mallarmé. Non que j'aie oublié mes explications de jadis: mais je ne suis pas aussi certain de leur exactitude, et à côté d'elles j'en découvre d'autres qui me paraissent également légitimes, et je vois de nouveau s'élever tels obstacles que je croyais avoir écartés. Je saisis pleinement la signification générale des poèmes, j'aperçois à tout instant des détails qui m'enchantent; mais il y a des détails que je ne me chargerais plus d'interpréter.

Ainsi la poésie de M. Mallarmé m'apparaît moins clairement explicable qu'elle m'apparaissait autrefois: mais jamais, en revanche, elle ne m'était encore apparue si belle, jamais elle ne m'avait si profondément touché.

Je m'accommode mal de l'obscurité d'un moraliste; et parmi les pièces d'Ibsen, par exemple, je ne puis décidément admirer que celles que je comprends. Mais il n'en va pas de même d'un poète. Et à mesure que je sens mieux l'obscurité des poésies de M. Mallarmé, je devine mieux et j'admire davantage les causes qui rendent ces poèmes parfois obscurs. Si M. Mallarmé a cessé d'être clair, après l'avoir été dans les magnifiques poèmes de sa première manière, c'est qu'il a voulu employer la poésie à des fins plus hautes. Il a rêvé d'une poésie où seraient harmonieusement fondus les ordres les plus variés d'émotions et d'idées. A chacun de ses vers, pour ainsi dire, il s'est efforcé d'attacher plusieurs sens superposés. Chacun de ses vers, dans son intention, devait être à la fois une image plastique, l'expression d'une pensée, l'énoncé d'un sentiment, et un symbole philosophique; il devait encore être une mélodie, et aussi un fragment de la mélodie totale du poème; soumis avec cela aux règles de la prosodie la plus stricte: de manière à former un parfait ensemble, et comme la transfiguration artistique d'un état d'âme complet.

C'est la plus noble tentative qu'on ait faite jamais pour consacrer la poésie, pour lui assurer définitivement une fonction supérieure, au-dessus des insuffisances, des à-peu-près, des banalités de la prose. Et si maintes nuances nous échappent fatalement, entre tant de nuances diverses, nous percevons cependant la grandeur de l'ensemble. Un charme délicat nous pénètre, un subtil parfum, une légère coulée de sons doux et purs.

Telle est du moins l'impression que me causent ces poèmes, l'Après-midi d'un Faune, la Prose pour des Esseintes, le sonnet du Cygne. Et je suis persuadé que c'est une impression qu'ils causeront à toute âme un peu éprise de beauté, le jour où l'on sera décidé à ne pas attacher une importance aussi exclusive à l'élément intellectuel dans la poésie.

Ah! ce maudit besoin de comprendre que nous portons aujourd'hui en toutes choses, et qui dévaste notre vie, corrompant à leur source nos seuls vrais plaisirs! J'ai honte d'y avoir si longtemps cédé: il me semble maintenant qu'en voulant expliquer, traduire en d'abstraites idées les poèmes de M. Mallarmé, je les rabaissais à être des façons de prestigieux rébus. Leur valeur est, en vérité, plus haute. Ils sont œuvre non de littérature, mais d'art. Ils s'adressent à notre sensibilité, par delà notre intelligence; et nous devons les prendre tels qu'ils se présentent à nous et laisser qu'ils nous charment. Leur poésie est avant tout une musique.

 

*   *   *

 

Et les poèmes de M. Mallarmé n'ont pas seulement cette musique qui résulte des variations du rythme et de l'agencement des mots. Ils sont encore comme l'harmonieux écho d'une âme magnifique de poète: c'est par là qu'ils me touchent le plus, c'est par là qu'ils ont pris tant d'empire, depuis dix ans, sur les jeunes générations. Pour nous tous qui avons eu le bonheur de l'approcher, M. Mallarmé restera toujours la parfaite incarnation du Poète idéal.

L'homme est bien tel que l'a représenté M. Whistler, au frontispice de l'édition nouvelle de ses œuvres, la tête haute, les yeux levés, serein et dédaigneux; mais combien d'autres qualités nous lui connaissons encore, que M. Whistler ne pouvait noter! M. Mallarmé est un poète, le dernier poète. Impossible d'imaginer une étrangeté plus naturelle, plus exempte de pose et d'apprêt. Sa pensée naît spontanément tout ornée, élégante, subtile, singulière, comme il sied à la pensée d'un poète. Sa conversation est un jeu de mobiles imagés, un jeu discret et charmant, s'exerçant à l'aise sur les sujets les plus divers, sans rien perdre jamais de son artifice et de sa grâce poétiques.

Et sous tout cela une bienveillance infatigable, l'indulgence souriante d'un sage, et les plus admirables exemples de la dignité, de la noblesse d'âme, du désintéressement.

Voilà ce qu'enseigne M. Mallarmé aux jeunes poètes qui se pressent autour de lui. Mais on se tromperait à croire qu'il est aussi leur maître en poésie: il n'a point d'élèves, il n'en veut pas avoir. La conception qu'il s'est faite de la poésie est trop haute, elle suppose un trop vaste effort, pour que d'autres aient l'idée d'y consacrer leur vie, dans un temps où l'on ne se soucie plus guère de poésie, et où les efforts prolongés ne tentent plus personne. M. Mallarmé n'est pas l'initiateur d'une poésie nouvelle: il est le dernier représentant de l'ancienne poésie; il n'a fait que pousser à leurs conséquences extrêmes les principes admis avant lui par tous les grands poètes français depuis la Renaissance. Son art nous offre le charme étrange et délicieux de ces couchers de soleil qui teintent l'horizon de mille nuances légères, après le chaud éclat d'une journée d'automne.

 

 

 

 

Erstdruck und Druckvorlage

Le Figaro.
1892, 8. Dezember, S. 1. [PDF]

Gezeichnet: T. de Wyzewa.

Die Textwiedergabe erfolgt nach dem ersten Druck (Editionsrichtlinien).


Le Figaro online:
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z/date

 

 

Mit geringfügigen Änderungen aufgenommen in

 

 

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