Gustave Kahn

 

 

[Antwort auf eine Rundfrage zum vers libre]

 

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Texte zur Theorie und Rezeption des Symbolismus

 

            Mon cher Marinetti

Si une enquête sur le vers libre ne m'intéressait d'une façon aussi personnelle et particulière, je n'hésiterais pas à constater qu'en dehors de la question de beauté des œuvres produites, l'instauration du vers libre dans la poësie française fut de première importance.

A premiere vue, certes, il semble que ce qui dans la question du vers libre doit le plus compter, c'est la beauté des poësies en vers libres. En y réflechissant mieux, c'est non point un détail, mais un fait corollaire et de seconde valeur. Le principal fut que le vers libre romplit une routine quasi-séculaire.

Il est exact, quoique cela puisse paraître invraisemblable encore à certaines personnnes et non d'intelligence mediocre ni de talent restreint, qu'en un pays de criticisme comme la France, il fallait que l'instrument de la poësie fut modifié. Songez que chez ce peuple qui a aboli la royauté, l'oligarchie, qui a touché à la propriété, à la liturgie, aux lois anciennes de la famille, où tant de bons esprits se sont émancipés des lois réligieuses, où l'audace philosophique est grandie, où la franchise morale met en question toute la vieille éthique, où de nouveaux rapports sociaux sont étudiés avec netteté, il n'y avait qu'une idole fixe, absolue, universellement vénérée: l'alexandrin.

Pourquoi?

Parce que l'alexandrin était une tranquille moyenne tirée parmi tant d'autres modèles de rythmes de la tradition mediévale.

Une des raisons de son succès fut de plaire á certains des poètes de la Pleïade pour sa ressemblance scripturaire et typographique avec l'hexamétre latin. Puis vint Boileau et alors, comme le dit Banville à propos de Malherbe, "la poésie s'en alla".

Évidemment le rythme alexandrin pour arbitrairement qu'il fût choisi, n'en fut pas moins l'instrument excellent des poètes classiques. Sa monotonie naturelle s'accentue lorsqu'il touche aux mains des moindres poètes et c'était bien la prose la plus ordinaire, mal accentée de sonorités insignifiantes, lorsque le romantisme vint lui reconstituer une riche et noble harmonie à laquelle les génies divers de Hugo, de Lamartine, de Vigny, de Gautier et de Leconte de Lisle donnèrent de la variété.

 

Mais déjà Banville s'en fatigue, Banville s'évade sans cesse dans les petits rythmes. Les poètes parnassiens qui jouent de la gloire de Banville et de ses arguments (ne les écoutons pas, ils sont dans la question plus orfèvres que M. Jone, mais en un métal qui n'est pas toujours sans alliage) affectent tout à fait d'oublier que Banville dans son traité de poésie française regrette que Victor Hugo pendant qu'il était en train de renouveler le vocabulaire surtout et le rythme, moins vigoureusement, n'ait pas cru devoir pousser plus loin ses conquêtes.

Banville en demeure à souhaiter et à regretter; peut-être d'ailleurs l'admirable poète, lorsqu'il perçut sa lassitude de son instrument et qu'il laissa un instant entrevoir qu'il ne le jugeait plus assez souple, était-il déjà trop absorbé dans son magnifique labeur de conteur et de poète dramatique?.... Puis le bonheur littéraire, le succès ne lui souriait peut-être point assez pour qu'il tentât une aussi grosse partie. Mais déjá Baudelaire hésite devant l'alexandrin. Il s'en sert magnifiquement, mais comme quelqu'un qui en <doute>, le trouve instable et peu sûr. Dans ses "Fleurs du Mal" il lui donne (devenu très difficile en matière d'harmonie) une solidité, un entraînement, une couleur jusqu'á lui inconnue; mais il chante autre chose. Qu'on se souvienne de la préface des Poémes en prose. Il y note sa recherche d'une forme plus fluide et plus musicale que le vers.

A noter aussi au cours du XIX siècle français l'éloignement qu'expriment pour la forme poétique quelques uns des plus grands trouveurs d'images, des plus grands poètes de la France: Chateaubriand, Flaubert, Gerard de Nerval qui s'en servit si peu. Le plus beau poème français, une fois ceux d'Hugo comptés, de la fin du XIX siècle français, est en prose: c'est la "Tentation de Saint Antoine."

[34] Le Parnasse n'avait suivi ni avec fréquence ni avec bonheur l'enseignement de Banville sur les petits rythmes; d'un autre coté, s'il a souvent négligé la plus heureuse et la plus saine des lois de Banville, la prohibition de l'inversion, il avait compliqué les puérilités des exigences prosodiques.

Peut-être, (mais ceci est une autre question) faut-il admettre qu'aucun des poètes parnassiens n'apporta ni à l'élite ni à la foule une satisfaction idéologique complète qui eut protégé la rythmique? Le fait est que les premiers vers-libristes trouvèrent parmi les jeunes gens qui faisaient des vers, plus qu'un chaleureux acceuil, une adhésion, et ce fait seul suffirait à indiquer, qu'une fois la révolution rythmique esquissée, son utilité parait évidente.

On depasse donc les limites de l'alexandrin.

Pourquoi donc pas?

Les traditionnistes déclaraient que l'alexandrin posait les bornes de la respiration française, mais l'on trouva justement qu'il est possible de prononcer tres bien des vers de quinze pieds, coupés en ternaire. Les strophes avaient toujours l'aspect regulier de quatre <ou> huit versiculets qui se suivent; parfois on intercalait de petits versiculets et des grands, en alternant des vers de douze pieds et de six.

On fit des strophes plus libres, plus musicales, où l'arabesque de la pensée se suivit mieux. Le Parnasse ne fut point sans faire quelques concessions; il déclara que la césure n'était pas une césure mais un temps fort qui pouvait se marquer à n'importe quel point du vers.

Les jeunes gens qui hésitaient à se fier au vers libre, trouvèrent mieux, (sans satisfaire absolument le Parnasse ni les vers-libristes) et s'arrétèrent á un vers libéré qui est le vers romantique (celui de Musset ou de Lamartine) avec de la fantaisie dans le jeu des rimes. Mais cela n'était que faire tomber l'apport rythmique du Parnasse et un indice de réaction néo-classique.

Le vers libre est autre chose, car il modifie l'unité du vers.

A la cadence il substitue le chant.

(Quand un vers libre ne chant pas, il a tort).

Le plus clairvoyant ennemi du vers libre, Sully Prudhomme, a trouvé une objection juste. Il nous dit que c'est depuis un siècle á peine que la poésie lyrique est <devenue> personnelle et passionelle, (á son gré elle l'est trop). Et il se demande si les formules nouvelles (même la romantique) pourraient convenir à la poësie didactique, qui, à son gré, est de la poësie.

Mais cette objection nous devient un argument si l'on songe que toute l'évolution poétique a consisté, avec raison depuis le romantisme et surtout depuis Edgar Poë, à reduire l'emploi de la poësie à la transcription de ce qui est susceptible de poësie.

Evidemment Sully Prudhomme a cent fois raison de demander pour la poësie didactique une forme aussi régulière que possible, qu'à force d'être d'une cadence simple en devienne mnémotechnique. Mais nous ne voulons pas faire de poësie mnémotechnique.

Sully Prudhomme a raison autant que les auteurs du célèbre "Jardin des Racines grecques"; mais il prouve que nous avons raison aussi en déclarant que la cadence uniforme a une utilité mnémotechnique qu'on a tort de vouloir étendre à des poèmes dramatiques, lyriques ou élégiaques.

Parallèlment à la question rythmique, le symbolisme eut des ambitions idéologiques élevées, qui pourraient être englobées en cette phrase brève: "donner avec plus d'intimité qu'auparavant toute la vie physique, intellectuelle de l'homme et y ajouter une étude de l'<inconscient> qui se passe en lui – certains ajouteraient – et du mystère qui le baigne."

Mais le Symbolisme et le vers libre pour être connexes ne sont point inséparables.

Ils sont connexes parce que contemporains et même coéxistant chez certains écrivains.

Le vers libre est d'une portée plus générale, car un réaliste peut fort bien (ainsi Jammes) se servir du vers libre pour transcrire des sensations ou idées.

D'un autre côté un symboliste, peut être surtout un prosateur, ainsi un des promoteurs du mouvement, Paul Adam.

 

 

* * *

Le vers libre est donc à mon sens, la forme lyrique de l'avenir. J'ai refuté quelques objections qu'on lui fit. J'ajoute qu'il est d'accord avec la phonétique ou avec la prononciation française actuelle à Paris, sauf au Théatre Français où elle est archaïque et où d'ailleurs le triomphe des tragédies ou de l'auteur comique est arriver à supprimer dans le dialogue l'apparence du vers. Son jeu de strophes et de rythmes permet à tout poète d'exprimer sa personnalité par le choix qu'il en fait; et les inventions qu'il y peut apporter sont nombreuses, car les combinaisons de strophe libre sont aussi variées que celles des notes.

Avouerai-je qu'il est difficile.

Oui! car il y faut de l'oreille.

L'ancien vers français n'a pas d'harmonie constitutive réelle, mais il en a une acquise, par l'accumulation des auditions, par l'habitude; le vers libre ne l'a point, il l'évite; son harmonie neuve demande quelque effort á celui qui la crée et un peu aussi à celui qui doit la discerner, s'il s'est habitué exclusivement à l'antique cadence. Pour le populaire et l'élite la preuve est faite, que le vers libre comptait pour elle une saisissable harmonie, puisqu'à l'Odéon à des matinées lyriques, mille Parisiens, assez au courant de choses d'art, lui faisaient fête, et que les grands succès d'art remportés devant la foule de cinque mille personnes au Trocadéro, le furent par des poèmes en vers libres. Partout oú l'experience a été tentée, elle a été concluante, et elle le sera un jour au théâtre, dans le drame.

L'harmonie traditionelle de l'alexandrin cessera d'être traditionelle dans quelques générations.

L'harmonie du vers libre deviendra habituelle, puisque les jeunes gens l'entendrons de bonne heure, et un peu plus tard les enfants; le vers libre a déjà forcé les anthologies, il forcera aussi les manuels classiques, et ce jour-lá sa victoire sera définitive. Ce n'est que question de temps, le temps qu'il perde son aspect de nouveauté.

En même temps se raréfieront les personnes qui nous accusent de n'avoir pas égalé tous ensemble Ruteboeuf, le Pléïades, les classiques, et les romantiques.

[35] Peut-être pouvons-nous espérer déjà tenir la coupe contre les Parnassiens. Les plus âgés des vers-libristes publient depuis vingt ans; on aurait tort de leur demander d'avoir déjá amassé une pile de livres égale en dimensions à toute l'oeuvre poétique des générations qui les ont précédés.

Ce qui aide au triomphe du vers libre, c'est qu'il est logique et ouvert. Il est ouvert aux combinaisons rythmiques que des talents nouveaux lui apporteront; il garde et il englobe comme des cas particuliers de sa métrique, les belles coupes d'autrefois.

Nous ne proscrivons point l'alexandrin que nous employons si souvent en soulèvement des strophes, et pour des pièces entières; nous en réjetons l'emploi exclusif et les inutiles difficultés et complications intérieures.

C'est toujours la forme la plus vaste qui englobe la plus restreinte. On nous a dit: "c'est de la prose poétique!... – Mais non, parcequ'il y a strophe rythmée, rimée, assonancée avec plus de précision et d'opportunité.

D'ailleurs (je n'oserais me permettre d'indiquer en exemple un de mes livres) mais enfin dans le Conte de l'or et du Silence j'ai intercalé de la prose rythmée entre de la prose et des vers, et cela n'est point semblable.

Je n'appelle l'attention sur ce point que simplement en explication de différences de mètres et pour repondre á une accusation simpliste, adressée á tous les vers-libristes.

On nous a dit que nous rompions la tradition. Oui á la façon des Impressionistes et de Rodin et de Chéret, et des musiciens qui cherchent des harmonies nouvelles.

Être traditionniste, ce n'est point sans cesse imiter l'année précédente et marcher dans la trace de son aîné immédiat, avec une pair de vieux souliers dont il vient de se défaire à votre bénéfice; être traditionnniste réellement c'est reprendre l'évolution au point où les précédents novateurs l'ont laissée.

Les romantiques reprirent la poésie française non des mains de Luce de Lencival, mais de celles de Théophile et de Racine.

Ils ont émancipé en partie la poésie. Nous <avons> pris leur besogne au point où ils avaient cessé de progresser techniquement, et d'innover, c'est à dire à Banville, et nous avons tenu compte de l'immense évolution réaliste, pour, en prose, la continuer et la reprendre, de même que nous continuions et reprenions l'évolution poétique.

Avons-nous reussi? C'est-à-dire avons-nous crée une beauté superieure?

Cela, je n'en sais rien, et mon avis ne peut avoir d'intérêt; mais nous avons <déterminé> techniquement un progrès comme il convient à de vrais traditionnistes. Et que l'on sache bien qu'aucun reproche ne nous fut souvent adressé avec plus d'injustice que celui qui nous fut souvent lancé à la tête: d'avoir été bassement jaloux de nos aînés immédiats, et de les avoir attaqués <pour> les dévorer.

Nous avons choisi, voilà tout; le fait d'être plus vieux que nous n'impliquait pas <littérairement> une supériorité; et sans parler de l'admiration que nous portâmes à des précurseurs comme Mallarmé et Verlaine, je vous avoue, pour ma part, me plaire aux belles pages de Sully Prudhomme, goûter infiniment Hérédia; et je ressens quelque fierté en pensant que lorsque notre admirable Léon Dierx était négligé par le Parnasse, et demeurait en somme de par la faute de ses amis, moins cèlébre qu'il ne le fallait, j'expliquais (et ce ne fut pas long de les persuader, car il n'y avait qu'á leur montrer ses poèmes) j'expliquais, dis-je, à mes jeunes amis quelle place haute était la sienne dans l'art contemporain.

Mais, mon cher Marinetti, voici une bien longue lettre qui dépasse les limites permises d'une opinion d'enquête, et déborderait encore (si je me laissais aller) non seulement l'étendue normale (c'est déjà fait) mais le format de Poésia. J'en resterai donc là à moins qu'il ne vous paraisse nécéssaire au cours de votre enquête que je reponde à des objections qui me seraient faites.

Si j'ai été si long c'est de votre faute: vous avez reveillé dans ma tête grisonnante les préoccupations de mes vingt ans; au fait apres vous avoir maudit comme tous ceux qui veulent vous intéresser à une enquête, je vous en sais gré.

Bien amicalement à vous, mon cher poète vibrant.

Gustave Kahn.    

 

 

 

 

Erstdruck und Druckvorlage

Poesia. Rassegna internazionale.
Jg. 1, 1905, Heft 10-11, November-Dezember, [S. 33-35]. [PDF]

Die Textwiedergabe erfolgt nach dem ersten Druck (Editionsrichtlinien). Korrektur der zahlreichen Fehler nur dort, wo sie den Sinn des Textes beeinträchtigen könnten.

Poesia online:
URL: http://bluemountain.princeton.edu/catalog.html

 

 

Aufgenommen in

 

 

Wortlaut der Rundfrage
(Poesia. Rassegna internazionale. Jg. 1, 1905, Heft 9, Oktober, unpag. [PDF])


Inchiesta di "POESIA" sul VERSO LIBERO

      Poichè le ultime riforme ritmiche e metriche, compiute o tentate nella poesia italiana, accennano a generar confusione nei cultori meno esperti d'arte poetica, abbiamo pensato interrogare le persone più competenti, affinchè la loro parola serva a chiarire le ragioni e le forme delle ultime libertà tecniche in poesia. La nostra rivista dunque rivolge ai maggiori poeti d'Italia le seguenti domande:
      1.o Quali sono le vostre idee intorno alle più recenti riforme ritmiche e metriche introdotte nella nostra letteratura poetica?
     2.o Quali sono le vostre idee pro e contro il così detto "verso libero" in Italia, derivato dal "vers libre" francese che Gustave Kahn ha creato in Francia?

      E perchè la discussione sia più vasta e più concludente, Poesia rivolge ai maggiori poeti e critici di Francia e d'Europa, la seguente domanda:
      Que pensez-vous du "vers libre?"

F. T. MARINETTI    
SEM BENELLI    
VITALIANO PONTI    

 

Übersetzung
(Christa Baumgarth: Geschichte des Futurismus. Reinbek bei Hamburg 1966 (= rowohlts deutsche enzyklopädie, 248/49), S. 16 f.)

Da die neuesten rhythmischen und metrischen Reformen, die in der italienischen Dichtung versucht oder durchgeführt worden sind, bei den weniger erfahrenen Liebhabern der poetischen Kunst Verwirrung zu stiften beginnen, wollen wir die kompetentesten Personen befragen, und ihr Wort soll dazu dienen, den Sinn und die Formen der neuesten technischen Freiheiten in der Dichtkunst klarzumachen. Unsere Zeitschrift richtet deshalb an die bedeutendsten Dichter Italiens folgende Fragen:
1. Was halten Sie von den jüngsten rhythmischen und metrischen Reformen, die in unsere poetische Literatur eingeführt worden sind?
2. Was läßt sich nach Ihrer Meinung für und wider den sogenannten 'freien Vers' (verso libero) in Italien sagen, der sich vom 'vers libre' herleitet, den GUSTAVE KAHN in Frankreich eingeführt hat?
Und damit die Diskussion weitere Kreise umfassen und zu gültigeren Ergebnissen kommen kann, wendet sich 'Poesia' an die bedeutendsten Dichter und Kritiker Frankreichs und Italiens mit der Frage: was halten Sie vom 'vers libre'?

 

 

Literatur

Baehr, Rudolf: Vom Regelzwang zur Freiheit. Französische Dichter als Metriker im 19. und frühen 20. Jahrhundert. In: Konkurrierende Diskurse. Studien zur französischen Literatur des 19. Jahrhunderts. Hrsg. von Brunhilde Wehinger. Stuttgart 1997 (= Zeitschrift für französische Sprache und Literatur; Beihefte, N.F., 24), S.141-153.

Baumgarth, Christa: Geschichte des Futurismus. Reinbek bei Hamburg 1966 (= rowohlts deutsche enzyklopädie, 248/49).   –   S. 14-21: 'Poesia' und der Freie Vers.

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Gätjens, Sigrid: Stand und Aufgaben der Banville-Forschung. Ein Forschungsbericht. In: Romanistisches Jahrbuch 44 (1993), S. 194-214.

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Vgl.
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Kahn, Gustave: Chronique de la littérature et de l'art. In: La Revue indépendante. 1888, Dezember, S. 481-486. [PDF]
Vgl.
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URL: https://archive.org/details/premierspomes00kahngoog [Troisième édition. 1897]

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URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32752686k/date

Kahn, Gustave: De l'évolution de la poésie au XIXe siècle. In: Revue franco-allemande. Deutsch-französische Rundschau. Jg. 2, 1900, Bd. 3, Nr. 26, 25. Januar, S. 43-48.
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Kahn, Gustave: Le Parnasse et l'Esthétique parnassienne. In: La revue blanche. Bd. 26, 1901, September, S. 5-24.
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Kahn, Gustave: Les Origines du Symbolisme, 1879-1888. In: La revue blanche. Bd. 26, 1901, November, S. 321-348.
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb344304470/date
URL: https://catalog.hathitrust.org/Record/100321961

Kahn, Gustave: Symbolistes et décadents. Paris: Vanier 1902.
URL: https://archive.org/details/symbolistesetd00kahnuoft
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214101 [Reprint 1993]

Kahn, Gustave: Le Baudelairianisme. In: La Nouvelle Revue. Nouvelle Série, Bd. 19, 1902, 15. November, S. 253-258. [PDF]

Kahn, Gustave: [Réponse à une enquête]. In: Georges Le Cardonnel & Charles Vellay: La Littérature contemporaine (1905). Opinions des écrivains de ce temps. Paris: Société du Mercure de France 1905, S. 273-277. [PDF]

Kahn, Gustave: [Antwort auf eine Rundfrage zum vers libre] In: Poesia. Rassegna internazionale. Jg. 1, 1905, Heft 10-11, November-Dezember, [S. 33-35]. [PDF]

Kahn, Gustave: Le Vers libre. 3. Aufl. Paris: Figuière 1912.
URL: https://archive.org/details/leverslibre00kahn


Verzeichnisse

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[Bd. 2:] Bibliographie de la poésie symboliste.
URL: https://archive.org/details/lesymbolismeessa00barr
URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k21337s

Talvart, Hector / Place, Joseph: Bibliographie des auteurs modernes de langue française (1801-1949). Bd. 10. Paris: Éditions de la Chronique des lettres françaises 1950.
S. 213-223: Kahn.

Ireson, John C.: L'oeuvre poétique de Gustave Kahn. Paris: Nizet 1962.
S. 632-671: Liste chronologique des écrits de Kahn.




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Lucbert, Françoise u.a. (Hrsg.): Gustave Kahn. Un écrivain engagé. Rennes 2013.

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Steele, Timothy: Missing Measures. Modern Poetry and the Revolt Against Meter. Fayetteville u.a. 1990.

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Zanucchi, Mario: Transfer und Modifikation. Die französischen Symbolisten in der deutschsprachigen Lyrik der Moderne (1890-1923). Berlin/Boston 2016 (= spectrum Literaturwissenschaft/spectrum Literature, 52).

 

 

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