Francis Vielé-Griffin

 

 

Une conquête morale

 

"En 1680, Molière, Boileau, Racine, La Fontaine, non seulement n'ont pas triomphé, mais on s'efforce universellement à réagir contre eux . . . ne l'oublions pas: pour qu'on leur rende justice complète, il faudra que le XVIIIe siècle ait accompli plus de la moitié de son cours."

BRUNETIÈRE, Etudes Critiques.
8e série, p. 84.

 

L'attitude critique des Symbolistes conscients, en face de l'instrument poétique qui leur était transmis, peut être comparée à celle des créateurs de la chimie, des sciences naturelles et, en général, à celle de tous les ouvriers de la pensée qui ont jeté la base du grand édifice scientifique dressé par le XIXe siècle.

Si l'heure de l'empirisme et des alchimistes paraît lointaine, si la naïveté scientifique d'un Paré ou d'un Descartes appelle un sourire, comment se fait-il que les puérilités superstitieuses de la prosodie parnassienne (pour ne citer que la dernière en date), ne provoquent pas une même pitié rétrospective? C'est que l'art est encore dans trop d'esprits opposé à la science; c'est que la caricature vitale, dont s'imprègne ataviquement le cerveau du grand nombre, figure encore, pour la majorité des hommes, le Savant sous les traits d'un vieillard morose et maniaque, occupé à quelque calcul et négligeant, par autant, la vie même. Le Savant est toujours plus ou moins l'astrologue qui tombe au fond d'un puits. De l'autre côté des vitres ternes du laboratoire, l'Artiste marche dans la liberté de la nature; il est jeune, beau, et si j'osais cette plaisanterie; il sait tout. Ce que le Savant cherche en vain au fond des [416] cornues, l'Artiste le trouve, sans le chercher, au fond de son cœur. Tout ceci est bel et bien une rêvasserie de jeune fille qui a lu les poètes romantiques lesquels avaient, à vrai dire, tout intérêt à excuser leur ignorance et à vêtir, du prestigieux manteau de leur génie verbal, des insuffisances intellectuelles et un manque d'acquis scientifique.

Il y eut aussi le pendant moderne de ce dyptique: le jeune savant positif et utile, créant l'industrie et prolongeant la vie humaine, s'y oppose au bohème débraillé qui cherche dans l'absinthe l'oubli de son inutilité et l'exaltation qui soutienne son déséquilibre génial – sa folie. C'est la vision normale de M. Harduin, du Matin, pris comme type de journaliste.

 

Nous ne voulons pas nier que le don soit essentiel en poésie: sans lui il n'y a pas de poète; mais nous n'oublions pas la parabole où le serviteur, avantagé par son maître, enfouit ses talents d'or, au lieu de les faire fructifier.

C'est en conséquence de leur conception très haute de l'art du poète, que les meilleurs Symbolistes, en même temps qu'ils édifiaient une philosophie de la vie et une éthique intellectuelle, interrogeaient critiquement les ressources mêmes du langage et abordaient expérimentalement l'étude de ces possibilités musicales. Cette recherche expérimentale d'une base réelle et logique à l'expression rythmée de la pensée fut générale. Aussi bien la prétention, décidément enfantine, d'avoir été "le premier" ou "la première", à ressentir ce besoin d'un renouvellement de l'instrument poétique est-elle philosophiquement inacceptable; et quand elle se formula chez Mme Marie Krysinska, par exemple, avec la "preuve" dûment contrôlée, qu'elle avait publié antérieurement au si personnel poète et à l'esthéticien averti qu'est M. Kahn, ce qu'elle [417] appelle "des vers libres", nous en avons souri, à regret, avec la critique du boulevard: il ne faut pas obscurcir par de pareilles misères caricaturales, par de telles personnalités grotesques, un des aspects les plus importants de l'évolution symboliste.

La nécessité de recréer la forme des arts est normale et périodique; elle explique la variété heureuse de nos musées et, dans la suite des époques littéraires, elle caractérise les écoles successives.

Si le Symbolisme sembla rompre trop brutalement avec des traditions séculaires, c'est que notre critique impressionniste n'avait pas regardé d'assez près, ni surtout sans préjugés, le mouvement intérieur de la formule rythmique française considérée historiquement. Chez les artistes du Verbe, depuis Hugo qui brise et détruit l'alexandrin de Racine, jusqu'à Baudelaire dont le lyrisme s'en évade et trouve pour exutoire le poème en prose, la préoccupation est continue de cette nécessité d'une formule logique. Cependant, l'esprit scientifique aidant (car même inconsciemment l'artiste se vivifie de l'atmosphère ambiante), le Symbolisme accentue ses hardiesses et débute, comme un Lavoisier, par des expériences qui ne furent pas toujours concluantes.

Ailleurs, et simultanément des savants phonétistes, parfaitement ignorants des essais déjà heureux de ces poètes, interrogent, à l'aide d'appareils de plus en plus perfectionnés, les sonorités rythmiques de la langue. Les progrès sont parallèles et l'outil du savant confirme a postériori les intuitions sincères du poète. Mais le domaine scientifique, élargi tous les jours par d'admirables expériences, est trop vaste pour que nous y aventurions notre causerie.

Considérons en littérateur l'effort encore isolé de la littérature dans cette période de recherches et notons que le poème en prose, où Mallarmé lui-même s'était réfugié, [418] n'est pas une libération du rythme, mais une sorte de protestation irraisonnée contre l'insuffisance des moyens rythmiques alors connus et admis en poésie pour une expression intégrale. La génération littéraire, à qui il échut de trier l'héritage disparate du XIXe siècle, se fût vraiment montrée inférieure à son rôle, si elle n'avait eu le courage intellectuel d'affronter cette besogne avec sincérité. Si elle avait conclu de son examen de la cause à l'impossibilité d'une refonte totale et logique des moyens d'expression du poète, elle aurait dû, en bonne foi, proclamer bien nettement, avec preuves à l'appui, la fin nécessaire et fatale de la littérature poétique française. Car le Parnasse fut une impasse.

Les prosateurs du naturalisme ne se faisaient pas faute de proclamer morte la Poésie, et les exercices parnassiens, avec la minutie archaïque et si pauvre de leur technique, leur donnaient une apparence de raison. Il est à remarquer que parmi les rares écrivains de valeur qui prônent encore aujourd'hui la stricte observance des "règles" prosodiques désormais caduques, nos prosateurs, bons ou mauvais, ne sont pas les moins bruyants et les moins autoritaires. C'est qu'ils craignent non à tort qu'on ne leur dérobe quelque chose et, précisément, cette incontestable hégémonie qu'assuma dans la littérature française l'expression en prose. Oui, avouons-le sans regret, puisque notre espoir d'une revanche s'est réalisé en œuvres admirables. <La> France dut son prestige incontesté, parmi les littératures modernes, à sa prose bien plus qu'à ses vers; à sa nette et spirituelle logique plus qu'à son exaltation lyrique. Cette constatation antérieure aux Symbolistes encouragea leur effort; mais ils n'avaient besoin, pour aborder le problème ingrat et ardu, d'une refonte de la rythmique française, que de la conscience même que ce rôle leur était dévolu. Ambitionnaient-ils d'être les poètes annonciateurs [419] d'un triomphe enfin possible du lyrisme verbal inscrit en puissance dans nos cathédrales? ils devaient alors sans arrière-pensée de succès immédiat, aborder généreusement l'œuvre immense d'une restitution du lyrisme formel, mais nécessaire et préalable; ou bien se récuser sans plus, pour porter une activité plus humble, mais au moins aussi utile, partout ailleurs que dans la brigue académique dont l'inanité n'était dès longtemps plus niable. Les Symbolistes n'hésitèrent pas.

De là l'apparente folie des expériences tentées; la science à ses débuts fut victime d'illusions qui nous paraissent aujourd'hui enfantines: ainsi en fut-il de maints essais littéraires dans cette époque généreuse où appel était fait à toutes les bonnes volontés audacieuses et sincères. Je me souviens d'une phrase où l'esprit subtil et le bon sens clairvoyant de Félix Fénéon se révèlent tout entiers; il s'agissait d'un poète que nous laisserons anonyme et dont les tentatives d'art n'eurent que des résultats négatifs: "Ne vous semble-t-il pas," disait le fin critique, avec un sourire, "que dans ce déblayage expérimental, les efforts positifs et négatifs s'équivalent. Or, il fallait que quelqu'un fit ceci pour démontrer que la chose était impossible."

C'est avec ce large esprit qu'on aimerait voir étudier la lutte, non pas désespérée mais au contraire ivre d'espoir, que menèrent les premiers Symbolistes avec les problèmes de la métrique. Ainsi seulement verrait-on naître et progresser la formule, expérimentale d'abord, raisonnée ensuite et corrigée, de la grande strophe analytique. M. François de Poncher en prépare, me dit-on, une étude anthologique; ce livre justifiera, s'il est conçu comme nous le croyons, le mot fameux de Mallarmé, dont s'effarait à tort le bon José-Maria de Heredia. C'était à l'époque où les efforts encore obscurs du Symbolisme ne réveillaient chez les Parnassiens qu'un scepticisme qui n'allait [420] pourtant pas sans angoisse; abordant <Heredia>, le poète d'Hérodiade lui dit à brûle-pourpoint: "Mon cher, c'est inouï, ils ont trouvé quelque chose de nouveau!" <Heredia>, cœur excellent, mais dogmatique trop étroit, ignorait que, comme Mallarmé lui-même, condensant la forme préétablie en sonnets métalliques, il avait coulé comme la stèle funéraire de son art probe et borné; celui-ci n'enveloppant, après cette cristallisation, aucune possibilité nouvelle. <Heredia> était à ce point inconscient de son rôle qu'il fut, toujours et jusqu'à la fin, l'adversaire bavard et infatigable de toute nouveauté rythmique. Mallarmé au contraire, de qui le génie esthétique resta ouvert jusqu'à sa mort aux possibilités infinies de l'art, et de qui l'admirable cerveau ne connut pas la stratification sénile, comprit et expliqua une renaissance lyrique qu'infirmaient pourtant toutes ses conclusions personnelles antérieures à elle; comme il sut, dans cette variété si mobile d'un travail collectif, préciser les points acquis, applaudir les efforts effectifs, et, surtout, ne point décourager les bonnes volontés impuissantes mais nécessaires! Que de fois, en discutant cette diversité des formules essayées, le nom de Laforgue nous vint-il aux lèvres et, à travers ce dédale intellectuel que la plus jeune génération a su jeter à bas, le fil d'Ariane d'une logique avertie nous conduisait toujours à la même lumière. L'ébauche d'une forme lyrique englobant toutes les ressources de la prose et de la versification, les essais de la strophe analytique dont Laforgue eut décidemment la première intuition consciente, nous apparaissaient comme vraiment féconds.

Le nom de Jules Laforgue évoque en nous bien des souvenirs dont un seul, hélas! silhouette devant notre mémoire ce garçon frêle, de petite taille, à la face fine et rasée de près, à la pâleur un peu falote de Pierrot dandy. Il m'avait demandé un rendez-vous; j'eus le plai[421]sir de le recevoir dans un petit cabinet de travail que tapissait mon œuvre picturale détruite depuis. Jules Laforgue n'appréciait qu'à demi ces essais et il mit même beaucoup de bonne volonté et de grâce (que justifiait du reste mon manque de prétention) à ne pas honnir ces toiles sans intérêt. Nous causâmes de l'impressionnisme, de la nécessité d'une couleur vivant par contraste, de l'absence de lignes précises et de cernures dans la nature toujours mobile.

De là à passer aux formes rythmiques de l'art, nulle transition n'était nécessaire; j'écoutais, la provoquant par des questions, toute une théorie ébauchée. Je lui montrai des essais qu'il trouva intéressants; nos convictions divergeaient parfois; il aimait l'esprit comme une formule de la douleur; il concevait la plaisanterie comme le repoussoir nécessaire de sa grave pensée désespérée. Il y avait en lui une ardeur trop vive, son âme brûlait comme un feu de paille, hâtée, semblait-il, par le pressentiment inconscient de sa fin prématurée. Je fus, il me souvient, durant cette entrevue d'une heure, moins soucieux de me faire valoir que de pénétrer la valeur, que je sentais considérable, de ce Passant de la Pensée; et c'est un de mes regrets les plus poignants, de n'avoir jamais revu Jules Laforgue . . .

 

Au-dessus même de cette strophe analytique, forme où se sont réalisés des chefs-d'œuvre (L'Homme et la Sirène de Henri de Régnier, entre autres), une conquête morale celle de la liberté entraînant la responsabilité de l'artiste, reste un des plus beaux actes, le plus fécond sans doute de cette époque du Symbolisme. Il n'est plus loisible à un artiste conscient de se faire l'artisan d'une forme préétablie et d'appuyer sa prétention à la perfection en comparant le résultat de son travail avec des modèles antérieurs [422] quelque bien choisis, quelque bien imités puissent-ils être. Mais, du fait seul que, debout devant son écritoire, le poète a compris qu'en ce moment précis de son activité, il existait seul, libre et responsable par autant, en face d'une feuille blanche, une révolution s'est accomplie: L'artiste reprend sa dignité et le seul rôle qui lui convienne. Et quand bien même sa pensée libre et consciente assumerait la forme d'un "sonnet parfait", il n'en aurait pas moins écrit en "vers libres". Le vers libre est une conquête morale essentielle à toute activité poétique; le "vers libre" n'est pas qu'une forme graphique, c'est avant tout une attitude mentale. Que cette attitude ait amené tels et tels poètes à aborder les études métriques et à réaliser, en des formes encore inédites, une pensée plus musicale que plastique, la chose, toute naturelle désormais, n'est intéressante en soi, qu'autant que les réalisations formelles adéquates à une pensée fine et élevée, affectent la perfection ou en approchent. Ce qui doit intéresser, croyons-nous, dans ce mouvement poétique, c'est l'esprit qui le détermine; ainsi seulement sera-t-il fécond et durable.

Car les formes évoluent, selon des causes circonstancielles; mais la loi morale de l'esprit qui collabore avec ces circonstances et en tire l'expression esthétique des heures de la vie, reste toujours identique à elle-même depuis Homère jusqu'à Verlaine. C'est d'elle que reprit conscience le Symbolisme et c'est cette conscience de soi qu'en pourront apprendre les jeunes générations.

 

 

 

 

Erstdruck und Druckvorlage

La Phalange.
Jg. 2 (1907/08), Nr. 17, 15. November 1907, S. 415-422. [PDF]

Gezeichnet: Francis Vielé-Griffin.

Die Textwiedergabe erfolgt nach dem ersten Druck (Editionsrichtlinien). Vier Druckfehler wurden korrigiert (S. 418, 420).

 

 

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