Henri Ghéon

 

 

Le Whitmanisme

à propos de l'ANTHOLOGIE DE L'EFFORT
et des livres de M. Duhamel: COMPAGNONS et PROPOS CRITIQUES

 

On ne peut refuser de voir dans l'Anthologie de l'Effort, sinon la plus parfaite, du moins la plus significative manifestation du jeune lyrisme de ce temps. Ce n'est pas le temps qui l'a faite si cohérente, mais bien un choix jaloux, tendancieux. En groupant une douzaine de nouveaux poètes sous l'égide de leur aîné Paul Fort; en me faisant l'honneur de solliciter de moi une contribution – que j'ai voulue aussi modeste que possible – sous la forme de quelques strophes empruntées, notez-le bien, à une tragédie populaire; en invoquant le nom rude de Verhaeren, comme celui du maître le plus proche et dans l'espèce le plus efficace; enfin, en citant pour conclure, quelques pages admirables de W. Whitman, M. Jean Richard Bloch a proclamé l'espoir qu'il place en une poésie virile, directe et exclusivement moderne. Non, il n'a pas prétendu résumer dans ce petit livre tout l'effort nouveau de la poésie, mais un certain effort et dans un certain sens, mais le seul effort collectif qui de longtemps se soit montré, tranchant sur notre individualisme lyrique. Qu'on le veuille ou non, nous sommes en présence, je ne dis pas d'une école, mais d'un groupe, mais d'une famille [1054] d'esprits, ce qu'on n'avait point vu depuis le symbolisme et ce n'est pas faire tort à tant d'autres artistes nobles et curieux, qui eux œuvrent dans la solitude, sans prendre appui que sur eux-mêmes, que de reconnaître hautement l'importance particulière du groupe de l'Anthologie de l'Effort. Voici Vildrac, Duhamel, Chennevière, voici Spire, Romains, Arcos, voici Aliès, Martinet, Georges Périn, voici ce pauvre Henri Franck. Ils sont divers, et tous un peu semblables; on sent qu'ils communient dans les mêmes admirations et qu'ils respirent le même air. Mais j'attendrai une autre occasion de les peindre dans leurs différences, d'autant que tous n'ont pas livré ici leurs meilleurs vers. Dans cette anthologie c'est leur ressemblance qui m'intéresse, c'est la source commune de leur émotion. Ne disons pas "unanimisme"; le mot, en toute rigueur, ne saurait désigner que l'esthétique de Romains; adoptons le mot "whitmanisme"; il offre l'avantage de préciser l'esprit et l'origine de cet idéal lyrique nouveau; et en partant des Feuilles d'Herbes nous ne risquons pas de nous égarer. Au reste le plus conscient et le moins spécialisé des jeunes poètes whitmaniens, M. Georges Duhamel, en même temps qu'il réunit ses derniers poèmes sous le titre de Compagnons (Edition de la Nouvelle Revue Française), rassemble, chez Figuière, quelques Propos critiques qui confirment le point de vue que nous prêtons à ses amis. Il cite le mot de Charles-Louis Philippe: "Maintenant il faut des barbares", il le fait sien, il trouve pour le commenter quelques formules heureuses; 1 elles nous aideront singulièrement dans notre recherche.

Il n'est plus temps pour nous de découvrir Whitman; il a nourri notre jeunesse. Au même moment que Verhaeren nous dévoilait, après Zola, la splendeur épique des foules, que Vielé-[1055]Griffin célébrait la Clarté de Vie et délivrait du symbolisme allégorique sa fine Arcadie de Touraine, au même moment que Gide nous conviait au multiple festin des Nourritures Terrestres le flot montant, houleux, puissant des Feuilles d'Herbe déjà nous soulevait, et c'était déjà le barbare que nous admirions, que nous chérissions en Whitman. Celui-là naissait à la vie, d'une Amérique sans passé. De loin il considérait la vieille Europe, tourmentée de culture et d'aspirations, fléchissant sous son héritage, impatiente de le rejeter. Mais rien ne lui pesait à lui. L'homme primitif réincarné, Adam, s'émerveillait de vivre, il voyait grandir à la fois les plantes et les cités, les arbres et les hautes cheminées de briques, les hommes et les industries des hommes, le monde en son expansion physique, soudainement, totalement épanoui. Whitman n'avait qu'à voir, s'étonner et aimer: il n'avait qu'à compter, énumérer, nommer les choses; pareil au premier peintre des cavernes, son art, tout l'art pour lui, c'était d'enregistrer le monde, et rien de plus. Les mots qu'il trouvait sur ses lèvres n'étaient pas les mots d'une langue apprise; il ignorait candidement que personne avant lui les eût prononcés et groupés; il ne soupçonnait point quels rapports subtils, quelles inflexions profondes, quelles courbes harmonieusement cherchées, avaient pu jamais les lier entre eux; le son propre à chacun, son aspect nu, sa forme et leur succession réalisaient pour lui la plus grande beauté lyrique possible; chacun comblait sa voix, son cœur.

"Il y avait une fois un enfant qui sortait chaque jour.

Et au premier objet sur lequel se posaient ses regards, il devenait cet objet.

Et cet objet devenait une part de lui-même pour tout le jour et pour une partie du jour.

Ou pour nombre d'années ou d'immenses cycles d'années."

Et comme chaque objet, le nom de chaque objet participait de la vie du poète; et celui-ci le prononçait dans la même exaltation que le mot de sa confidence la plus secrète. Amour des [1056] choses, amour des êtres; des enfants et des femmes; des jeunes gens, des hommes rudes, des vieillards; il n'avait pas honte de s'aimer lui-même. Nul amollissement des sens, nulle complication du cœur, nulle curiosité intellectuelle. Une poignée de main, un embrassement, un salut: aimer, saisir, nommer, voilà son unique moyen d'ivresse, de connaissance et de création, – d'art.

Ah! nul plus que moi ne l'épouse, ce lyrisme à large poitrine, le rhythme de ces bras musclés, cette grande et simple amitié qui est la foi des Feuilles d'Herbe! Et selon moi, nul artiste, sinon Michel-Ange, n'a resculpté parmi les hommes si belle, si neuve, si puissante, si primitive statue de l'homme; en dépit des moyens, cela aussi je tiens à l'appeler "de l'art". Nul plus que moi ne se réjouit de voir les jeunes gens s'en venir boire à cette source; ils y puiseront la vigueur, le courage, l'espoir, et la plus noble vision, et la plus ample sympathie humaine. A défaut d'esthétique, Whitman leur propose une éthique simple et féconde, et qu'il me plaît de leur voir accepter dans un tremblement tout religieux; est-il un art vivant, durable qu'une éthique ne soutienne pas ?...

Mais j'ai grand' peur qu'à ce barbare ils ne demandent davantage, et justement une esthétique, – une esthétique qu'il ne peut leur donner. J'ai grand peur que dans la fréquentation trop passionnée de ses ouvrages, ils n'apprennent à se contenter des premiers rudiments de l'art; qu'ils n'accueillent ses procédés personnels, si monotones, si simplistes, (si frappants quand "lui" les emploie) comme si ces procédés gardaient la moindre valeur esthétique, une fois isolés, détachés du génie. J'ai peur enfin, qu'ils perdent auprès de lui ce souci de beauté formelle dont l'instinct d'un Walt Whitman n'avait sans doute que faire, mais (quant à nous), des dons que le passé nous lègue, le seul que nous n'ayons pas le droit de repousser.

Je ne condamne pas: j'exprime simplement une crainte. Je n'accuse personne d'imiter sans vergogne ou tout naïvement [1057] l'Homère du Nouveau-Monde: je discerne en chacun des jeunes poètes groupés à l'Effort une nature trop personnelle et qu'aucun n'est près d'abdiquer. Ils sont nourris en outre, je le sais, des œuvres les plus complexes de notre littérature récente; je reconnais souvent encore dans leurs ouvrages la marque de Claudel, de Maeterlinck, de Rimbaud, de Kahn – voire de René Ghil. Certains, comme M. Romains, montrent un goût singulier pour les images insolites et les sourdes correspondances: ce goût eût étonné Whitman... Dans son mépris de la sonorité, un Duhamel trouve sans cesse de justes rhythmes; il sait atteindre à une parfaite sobriété. Une cadence toujours jolie mène les poèmes de Vildrac. Et je ne parle pas de Georges Périn, d'eux tous le plus amoureux de beauté gratuite et qui ne saurait renoncer à la mélodie héritée... Enfin ils n'ignorent pas la composition, et certaines de leurs œuvres sont harmonieusement balancées. Non, l'idée de l' "œuvre d'art" n'est jamais complètement absente de leurs poèmes. Mais il faut bien constater qu'elle n'y règne plus en maîtresse et que partout s'insurge, partout s'affirme le droit à l'improvisation, à l'énonciation directe, voire abstraite de la pensée.

On n'a pas assez remarqué, par exemple, le rôle que joue le procédé d'énumération, de répétition, d'accumulation – celui-là même qui fleurit si magnifiquement chez Péguy, mais soutenu chez lui par une inépuisable générosité lyrique – dans les poèmes les plus brefs, les plus concis de Duhamel et de Vildrac. Un exemple:

Toutes ces choses sans importance,
Toutes ces choses que tu sais,
Sont-elles vraiment si peu importantes?
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .  
Et ces longs moments sans joie ni douleur,
Tous ces longs moments qui sont ta vie même,
Tout cela peut-il m'être indifférent?
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .  
[1058] Je te donne donc de parler,
Je te donne d'être toi-même
Et de savoir ce que tu sais.

Connais ta vie, et je t' écoute:
Je te donne ce que tu sais. 1

Non certes, cela ne diminue en rien la valeur émotive, la valeur humaine de semblables poèmes; on me répondra justement que dans tous les arts les primitifs ont usé de simplifications analogues et qu'il est temps de simplifier la poésie. Soit, mais en la simplifiant, gardez-vous bien de l'appauvrir du même coup. M. Georges Duhamel me l'avouait lui-même: Qu'on ne s'étonne pas si l'éthique nouvelle entraîne une certaine régression dans l'ordre de la beauté formelle et de l'art; c'est une rançon nécessaire; il s'agit tout d'abord de sustenter l'idée lyrique. – Je suis prêt à m'y résigner, tant notre poète-critique montre ici de clairvoyante franchise: mais ses amis l'entendront-ils et sauront-ils réagir à point voulu? Pour reprendre en exemple le même livre, la première partie de Compagnons qui porte le titre de Visages me semble, telle quelle, d'une grande beauté. Mais d'une beauté surtout morale – trop résolument dépouillée de toute résonnance, de tout agrément, de toute couleur. Et je me demande si l'inspiration du poète, son intention, sa pensée, seront à chaque fois assez neuve, assez inattendue, assez prenante, pour nous faire oublier que nous avions accoutumé hier encore d'exiger de la poésie un moins sévère, un moins abstrait, un moins sommaire enchantement.

Ces restrictions posées, il reste qu'on doit se féliciter du renouvellement des sujets qu'apporte le whitmanisme; qu'il est bon que le poète se déprenne du complaisant égo-centrisme dont le lyrisme romantique lui impose encore la facile convention; qu'enfin, dans l'œuvre de Whitman, MM. Vildrac, [1059] Duhamel et leurs compagnons ont élu la veine la plus riche et la plus féconde, quand, abandonnant à M. Romains l'enthouiasme collectif, les vastes aspects de foule et les généralisations épiques, ils se sont tournés humblement vers l'homme, vers l'homme individuel, celui-là avec plus d'amour, celui-ci avec plus de curiosité perspicace. Mais il me semble que cette attitude ne prendra toute son importance, toute sa valeur que lors du lyrisme direct, dans des œuvres plus fortement objectives. "Le but proposé fut bien toujours de parler aux hommes. Le désir grandit de leur parler plus directement, plus immédiatement et de les entretenir davantage d'eux-mêmes." Applaudissons à ce désir. Mais il nous conduit au roman, au drame, ou du moins à une sorte de poésie plus proche du roman et du drame. Comment mieux réussir à entretenir les hommes d'eux-mêmes qu'en leur présentant leur image? Lorsque les nouveaux poètes ont dit leur sympathie pour l'homme, lyriquement ils ont tout dit – et nous attendons d'eux, après cette confession – si neuve hier, déjà si monotone – et des portraits des personnages. "Introduction à la vie poétique" selon le mot de M. Desjardins rapporté dans Propos critiques... Introduction au poème objectif, ajouterai-je. Voilà le sens du Livre d'Amour et de Compagnons. Et seul l'espoir qu'ils nous permettent saura compenser demain un certain appauvrissement du chant lyrique. – Mais ici les complexités et les difficultés les plus grandes de l'art, du métier d'art rentrent en jeu. Les poètes nouveaux ont assez de cœur et de force pour les affronter et les vaincre.

 

Soyons directs, soyons modernes! Pourtant si nous tenons à ne pas nous priver des moyens les mieux éprouvés de la poésie ne restreignons pas son objet à l'expression immédiate et apparemment actuelle d'un sentiment ou d'une idée. Si le préjugé de l'antique, si le préjugé romantique sont aujourd'hui à peu près morts, ne laissons pas s'enraciner un préjugé pour le moins [1060] aussi dangereux, le préjugé du modernisme. La poésie est aussi, est peut-être surtout, transposition.

Ce n'est pas de dire "je" (moi, un d'entre nous, un homme moderne) qui confère nécessairement à un poème les qualités de sincérité, d'actualité, d'urgence que nous lui demandons, mais bien un certain ton, un certain souffle, une puissance d'authenticité, capable de rajeunir les héros les plus démodés, les sujets les plus rebattus. Un Byron sous le masque de Childe-Harold n'est pas moins sincère, ni moins actuel, ni moins urgent, et ni un Gœthe sous l'habit de Faust, qu'un Villon ou qu'un Verlaine. De tous temps, au contact de l'histoire et de la légende, des mythes, bretons, scandinaves ou grecs, d'une poésie en un mot qui déjà avait pris forme, les plus grands poètes auront tressailli comme éclairés soudain d'une révélation, – d'une révélation sur eux-mêmes! comme fécondés soudain, au point le plus secret, le plus profond, le plus particulier de leur génie, par une semence attendue, et sans laquelle il n'eût pu resplendir. J'accorde bien tout le premier que "l'art construit sur un autre art, cet art au second degré demeure superfétation" 1, fût-il débordant de talent. Mais point chez l'artiste "authentique", qui né à son heure, apporte à l'art les soucis de son heure et les transposant, les renforce. Un Shakespeare emprunte à Plutarque, mais supprime, efface Plutarque et ne crée jamais plus actuellement que quand il fait parler Coriolan ou César.

J'aime ce dépouillement, cette cynique franchise par quoi un Villon, un Verlaine nous touchent droit... Mais, il faut bien le dire, la substance profonde de leur poésie, de toutes les poésies pèse peu, comparée à quelques feuillets de Montaigne ou de Pascal. La pensée nue et le sentiment nu sont impuissants à nourrir longtemps le lyrisme; ils ne sont là que pour le susciter; il imagine, il combine, il transpose, il crée des "formes"; la pensée d'un poète, c'est son don inventif. – Certes, on lui saura gré de couronner d'une idée rayonnante, pleinement [1061] exprimée, comme la fleur précise de son rêve, un poème beau, brillant et hardi... Ce rare miracle advint dans notre littérature à Vigny et à Baudelaire, à Hugo quelquefois. Or ce n'est jamais le poème qui tire ici sa beauté de l'idée, mais l'idée du poème. Sully-Prudhomme s'y est pris à rebours; son échec condamne à jamais toute poésie scientifique... Mais nous quittons notre sujet.

 

 

[Die Anmerkungen stehen als Fußnoten auf den in eckigen Klammern bezeichneten Seiten]

[1054] 1 "S'il est indispensable d'être bien averti des choses de son temps et nourri de la substance du passé, il faut des yeux neufs pour regarder autour de soi, des accents neufs et délivrés de tout pour dire ce qu'on a vu."   zurück

[1058] 1 Georges Duhamel: A un pauvre homme (Compagnons, p. 23).   zurück

[1060] 1 Propos critiques, page 16.   zurück

 

 

 

 

Erstdruck und Druckvorlage

La Nouvelle Revue Française.
Jg. 4, 1912, Nr. 42, 1. Juni, S. 1053-1061. [PDF]

Gezeichnet: Henri Ghéon.

Die Textwiedergabe erfolgt nach dem ersten Druck (Editionsrichtlinien).

Unser Text ist der erste Teil einer Sammelrezension in der Rubrik "Les Poèmes" (S. 1053-1071).

 

 

Literatur

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